Thursday, May 16, 2013

Pourquoi personne au Liban ne veut denoncer l'effet boule de neige de la dette publique au Liban?

“HEY! REVEILLEZ-VOUS. SAVEZ-VOUS OU NOUS ALLONS?
Un message que nous adressons a nos économistes, nos banquiers, nos chefs d’entreprise et nos politiciens
A eux tous, je lance cet appel : « Hey ! Réveillez-vous. Savez-vous  ou nous allons ? »
Savez-vous que chaque jour qui passe, de nouvelles traites de trente million de dollars sont signées en faveur des créanciers de la Nation ?
Plus simplement exprime, chaque jour, quand le soleil se couche, nous nous enfonçons de trente million de dollars supplémentaires dans un océan de dettes.
Ceci veut aussi dire que quand l’heure sonnera pour extraire notre premier baril de pétrole et notre premier pied cube de gaz, cette dette se sera élevée à CENT SOIXANTE ET ONZE MILLIARDS DE DOLLARS.
Combien de pétrole et combien de gaz nous faudra-t-il extraire pour repayer cette dette pharamineuse ?
Mais, au fond, pourquoi suis-je surpris que pas un de vous n’ait réagi et lance un cri d’alarme ? Et la, je m’adresse tout particulièrement a nos économistes, nos banquiers, nos chefs d’entreprise et nos politiciens
Ou étiez-vous, durant les dix années qui suivirent la fin de la guerre civile dans notre pays ? Pourquoi n’avez-vous pas songe à protester quand les sept milliards du cout de la reconstruction se sont transforme, en moins de dix ans, en une dette de vingt-deux milliards de dollars ?
Et, de nouveau, ou étiez-vous durant la décade suivante quand cette Dette, par suite de l’effet  boule de neige de l’accumulation des intérêts, a triple pour atteindre a présent la somme vertigineuse de soixante milliards de dollars ?
Y-a-t-il eu quelqu’un parmi vous qui ait proteste et exige la démission des politiciens responsables de cet état de choses ?
Personne ne l’a fait, a ma connaissance.
 Pourquoi, alors, votre passivité présente devrait-elle me surprendre ?
« Mais ceci n’a absolument rien à voir avec moi, » me répondriez-vous. »Tout le monde est corrompu au Liban. Comment voulez-vous qu’un seul individu puisse changer quelque chose à cette situation ? En tous les cas, les revenus du pétrole et du gaz vont bientôt couler abondamment et nous permettront de repayer cette dette. Pourquoi voulez-vous que nous nous cassions la tète à présent ? »
Je vais vous dire pourquoi. C’est exactement ce genre d’attitude qui risque éventuellement de détruire le Liban. Aucun Nation au monde ne peut espérer survivre si ses citoyens adoptent une telle attitude « m’en foutiste ».
C’est ce refus de lutter contre le « fait accompli » qui risque de sonner le glas de la mort de notre pays.
Réveillez-vous donc, citoyens et adressez-vous à vos dirigeants et à vos experts.
Réveillez-les et convainquez-les de rechercher les solutions adéquates à nos problèmes. Mais surtout, n’oubliez pas d’insister avec eux pour qu’ils vous tiennent au courant des résultats auxquels ils auraient abouti.




Cher docteur Bitar,
Je vous remercie pour votre support et vos encouragements en diverses occasions dans le passe, lesquels m’encouragent à y faire appel une fois de plus.
J'ai envoyé il y a quelques jours a l’Orient Le Jour l'article ci-joint pour y  être publie dans ses colonnes Opinions. Je suis convaincu qu'en le lisant vous serez a même d'apprécier la nécessité d'agir au plus vite afin de prévenir un désastre économique qui pourrait intervenir durant les prochaines années. Les Libanais résidant dans la mère patrie ne s'en rendent souvent pas compte, ainsi que je le mentionne dans cet article. Peut-être que nos compatriotes a l'étranger  seraient plus a même de les convaincre. Tel est mon souhait le plus cher.
Ce qui me peine le plus, pourtant, c’est de constater que personne a ce jour, durant les vingt années écoulées, n’a tente sérieusement d’arrêter cette course aveugle vers la catastrophe que je dénonce dans mon écrit.
 Quand on pense, qu’a présent, chaque jour qui passe alourdit la dette de trente millions de dollars et que rien n’est entrepris  pour changer de stratégie fiscale et financière, réduire  sensiblement le lourd fardeau des intérêts de retard, et introduire les autres reformes indispensables,  je me demande ou nous allons.
D’ailleurs, en résolvant cette énigme financière a travers des reformes jugées indispensables par l’opinion publique Libanaise autant que par la Communauté Internationale, nous pourrions faire d’une pierre deux coups. En effet, le travail de mise en œuvre des reformes servirait à réunir toutes les composantes du peuple Libanais pour faire face au danger commun qui nous menace sans distinction : musulmans et chrétiens, Huit Mars et Quatorze Mars, pro-américains et pro-iraniens.
Dites-moi cher docteur Bitar si j’ai raison ou pas de m’inquiéter. Les chiffres sont la pour appuyer mes dires et mon flair d’expert comptable me dit, sans aucun doute, que nous continuons depuis vingt ans à faire fausse route et que nous dirigeons lentement mais surement vers l’abime, qu’il y ait ou qu’il n’y ait pas de pétrole ou de gaz.
Si les 176 milliards de dollars de dettes en 2022 n’étaient  pas suffisants pour nous briser l’échine, d’autres facteurs risquent d’intervenir pour amplifier la catastrophe.
Parmi ceux-ci on pourrait citer  l’entêtement de nos dirigeants à ignorer l’expansion maléfique de la corruption a travers tout le pays, ainsi que leur obstination à  poursuivre une politique économique et surtout financière de laissez faire aveugle qui risque de nous mener droit vers l’abime.
Au Liban, il parait impossible, à l’heure actuelle, de faire entendre raison à nos dirigeants préoccupés, tels qu’ils le sont par mille et un problèmes qui les empêchent souvent de « penser ». D’autre part, comme vous le savez bien, la presse locale n’a jamais voulu se mouiller outre mesure.
Peut-être qu’une campagne lancée et menée de l’extérieur pourrait les amener à ouvrir l’œil et a bouger.
Qu’en pensez-vous ? Dites-moi sincèrement votre avis sur la question. Peut-être pourrais-je convaincre certains de mes amis économistes influents de prendre part à une telle campagne. Parmi ceux-ci, je citerais volontiers : Georges Corm, Elias Saba, Domianos Kattar (tous trois anciens Ministres des Finances), Charbel Nahas (ancien Ministre du Travail),  Kamal Hamdan, Marwan Iskandar, Elie Yachouhy, Louis Hobeika. Vous voyez donc que nous ne manquons pas de sommités au Liban.
 J’espère que, malgré vos nombreuses occupations, vous serez en mesure de me donner votre avis sur un tel projet.
Veullez agréer, cher docteur Bitar, l’expression de ma plus sincère considération.




Wednesday, May 8, 2013

5/8/2013
Middle East Strategic Perspectives
Dear Sirs,
Your new post: “Oil & Gas Updates: weekly round up, May 6, 2013” was very instructive and well presented. I particularly appreciated your concern about the lack of sufficient information regarding the six Board Members of the Petroleum Administration.  It was also interesting to learn that an IMF delegation is enquiring about Lebanon’s ability to manage its prospective oil and gas resources, considering the country’s relatively poor performance in managing public funds during the past two decades.
These remarks struck me forcefully, as I had just published, the previous day, on my face book page “Inform before you Reform”, a study of the shocking snowballing growth of Lebanon’s public debt.
The study was accompanied by the following chart depicting the progression of the size of the Debt during the past two decades and its estimated growth until 2022.
Through accumulated unpaid compound interest charges, the Lebanese public debt that originated with the seven billion dollars cost of the post-civil war reconstruction projects, grew up exponentially during the first decade to reach, some twenty seven billion Dollars by the end of 2002.
Over the next ten years, and for the same reasons, the Debt more than doubled in size, attaining some sixty billion dollars by the end of 2012, as acknowledged by the Ministry of Finance.
It is my considered opinion that, unless some drastic reform measures are adopted as soon as possible, the Debt will keep growing faster and will treble in size to reach the sum of one hundred and seventy one billion dollars in 2022.
At that time, most of the expected revenue that will start flowing from our oil and gas development will be heavily mortgaged to repay this huge debt.
To avoid such a catastrophe, the following systemic reform measures are recommended:
  1. Lebanon’s public debt currently stands at some sixty billion US dollars. Some 57% of this amount is owed to local creditors and the balance to foreign creditors, mostly in the form of Eurobonds. The Lebanese Authorities should earnestly negotiate with Lebanon’s local and foreign creditors to seek a reduction in the rate of interest that is currently charged. An examination of the public accounts and the Debt reports published by the Ministry of Finance reveals that the average rate of interest on the local and the foreign debt hovers around 7.5%. The Lebanese Authorities should negotiate with the country’s local and foreign creditors a reduction of somewhere around 2.5% on that rate to bring it to an internationally acceptable level. Negotiations to this effect should start immediately with the bond holders. The existence of our proven gas and oil reserves should encourage the latter to adopt a more lenient attitude in that respect. Should we succeed in our negotiations, we estimate that our financial deficit during that period will be reduced by US$ 38.2 billions.
  2. A comprehensive reform plan should also be studied and adopted as soon as possible with a view to reducing waste within the State’s Administration, putting a stop to the dilapidation of public funds, and increasing the collection of tax revenue in some specific areas without overtaxing the lower classes of the population. Introducing all these reforms gradually will save the Treasury some US$38 billion over the next ten years. We have some detailed and precise recommendations to this effect that we wish to present to the Ministry of Finance, should he consent to meet with us.
  3. On the other hand, implementing all these reforms will require some additional investment by the Authorities of twenty billion US dollars. The following estimates are the results of numerous past studies that lie in the archives of the Ministry of State for Administrative Reform (OMSAR).
    1. Overhauling the infrastructure of the country that is in dire shape. This undertaking will cover the country’s water and energy, roads and public transport systems, as well as the protection of the environment which is dangerously threatened. Previous studies have revealed that the sum of fifteen billion US dollars will be needed to perform this work over the next ten years.
    2. On the other hand, achieving a sustainable growth of the different economic sectors (Agriculture, Industry, Tourism, Telecoms), will require an estimated investment of some two billion US dollars
    3. Implementing a just and effective social policy, including a full review of our social security system, to compensate for all the past neglects in this domain. This long awaited program is anticipated to cost around three billion US dollars.
All these reform, once they are effectively implemented, will serve to boost the country’s annual revenue, reduce waste and corruption, and improve the social climate in the country.
In the meantime, these assumptions have served us to chart the estimated progression of our public debt during the forthcoming decade. As a result, we anticipate that, by the time we start benefiting from the proceeds of our oil and gas resources, sometimes around 2022, our public debt would be standing at around 95 billion dollars instead of the horrendous amount of 171 billions that would befall us if no reforms were undertaken. Let us hope that the Authorities will agree to face reality and decide to take the appropriate measure. We believe that, should we adopt the right financial and development strategy, the IMF will be encouraged to assist us further in tackling the problem of our public debt.
George Sabat (ACMA)